Période d’hiver (01/10 - 30/5):Tous les jours 10.00 - 17.30
Période d’été (01/6 - 30/9):Tous les jours 10.00 -22.00
ÉGLISE DE "S.GIOVANNI AI CAMPI"
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L’origine top onomastique de Piobesi pourrait être celle de territoires publics: de la forme plurielle Publlicae, deviendrait en effet Publice, dont Piobes et puis Piobesi.
Piobesi - Église plébéienne de S. Giovanni
Église plébéienne de S. Giovanni
Où actuellement il y a l’église de S. Giovanni, il y avait un habitat romain, remontant probablement à un site préhistorique.
Une pierre tombale sépulcrale de l’âge impérial, conservée au Musée d’ antiquité de Turin, et une inscription gravée sur le portail de l’église furent retrouvées là.
Un cippe milliaire (dans l’église) et quelques plaques nous rappellent le passage d’une route romaine.
La récente découverte d’ une abside antérieure de l’actuelle église et la base des fonts baptismaux laissent entendre que dès V-VII° siècles il y avait dans ce lieu bâtiments chrétiens.
L’actuelle église de S. Giovanni est une église paroissiale, remontant probablement au X° siècle; elle fut édifiée sur les fondations des précédentes constructions et avec matériel romain de réemploi.
Le bâtiment est inspiré à modèles lombards et transalpins: les trois nefs absides trouvent en effet relation avec les églises d’ Amsoldingen (Suisse), Aime (France), Agliate (Lombardie) et S. Paragorio de Noli (Ligurie). L’église de Piobesi est sans crypte.
Sur la cuvette de l’abside centrale sont représentées la Maies tas Domini et la Deesis, fresques qui pourraient réfléchir les tendances artistiques du XI° siècle à Turin.
Aux pieds du Christ en trône sont représentés les douze apôtres.
La technique représentative renvoie aux cycles picturaux ottoniens. Sur les deux absides latérales et sur les murs les fresques des XIV-XV° siècles sont conservées.
Le 3 octobre 1359, Giovanni Pivart et sa femme Guglielmina, originaires de Chamousset en Savoie, commissionnèrent la fresque placée sur le portail de l’église, représentant la Sainte Vierge avec l’enfant Jésus et à côté les deux anges musiciens, les deux commettants et les Saints Giovanni Battista et Cristoforo.
En 1717, pour volonté des fermiers de S. Giovanni, une chapelle en l’honneur du “Santo Nome di Maria” / Saint Nom de Marie fut élevée, où une intéressante fresque du quinzième siècle est conservée. Jusqu’au 1835, les curés de Piobesi avaient l’habitude de recevoir l’investiture de l’église dans l’église de S. Giovanni.
Seulement ensuite ils prisèrent “possession” de l’église paroissiale de la Natività di Maria Vergine / Nativité de Marie Vierge.
Château
Dans la deuxième moitié du X° siècle la curtis haut médiévale de Publice se constitue, qui entre dans la zone des intérêts patrimoniaux du diocèse Turinois.
Le château fut fondé par l’évêque
Piobesi - Château
Landolfo entre 1010 et 1037, et en 1347 il fut détruit par l’armée des Visconti.
De l’ancien château une des quatre tours est conservée (remontant déjà au XIV° siècle.
Dans le dix-neuvième siècle il fut transformé en habitation civile et pour quelques années il fut résidence du comte Brassier de Saint-Simon, ambassadeur de Prusse dans le Règne de Sardaigne.
En 1863 George Perkins Marsh premier ambassadeur USA auprès la Cour Savoyarde et sa épouse Caroline Crane séjournèrent là.
Personnages de grande culture laissèrent des traces profondes encore évidentes aujourd’hui.
Le livre MAND an NATURE de G.P.Marsh dont la première version fut complétée pendant le séjour à Piobesi, peut être considéré un des premiers études scientifiquement organisés sur les modifications du milieu par l’homme.
Ce texte est encore aujourd’hui objet de considération par des hommes d’étude et experts du secteur.
Le journal de l’épouse a été récemment publié, (éditeur Allemandi Turin), qui constitue une intéressante et vive fresque de la société du temps vue avec les yeux d’une femme américaine de profonde intelligence et fortement émancipée.
Nombreux sont les pas qui décrivent le séjour à Piobesi.
Depuis 1998 il est propriété communale. On peut visiter la tour médiévale, les salles au rez-de-chaussée, l’ex chapelle ( siège de la bibliothèque ) et le jardin à l’italienne.
TETTI CAVALLONI
Hameau de Piobesi, exemple d’ habitat rural dans la plaine sud de la zone Turinoise.
Il pourrait remonter à un des habitats de l’ancienne Publice.
En plus au noyau habitat, il y a une chapelle, dédiée à la SS. Trinità et remontant au XVIII° siècle, qui fut édifiée par les habitants du village.
La pelle du maître-autel est une œuvre du peintre Agostino Cottolengo de Bra, frère de Benedetto, fondateur de la "Piccola Casa della Divina Provvidenza" /Petite Maison de la Divine Providence .
L’agglomération montre les deux fours pour la cuisson du pain, l’un d’eux encore fonctionnant et remontant au XVIII° siècle.
Teresa Petronilla Comoglio qui avec sa sœur Giuseppina fonda “L’adorazione quotidiana perpetua” / L’adoration quotidienne perpétuelle est née en 1841 à Tetti Cavalloni; la cause de béatification des deux sœurs est en exécution.
Autrefois l’agglomération était entourée par touffus bois, riches en gibier et but de chasse du Roi Vittorio Emanuele II.
Tour municipale, Clocher, Maisons et Palais cossu du XV° siècle
Ces constructions remontent à la fondation du nouveau bourg de Piobesi désirée par l’évêque turinois Ludovico da Romagnano entre 1458 et 1461. Les médaillons de briques du palais trouvent relation avec ceux du château des Della Rovere à Vinovo.
De l’église de S. Maria de 1461 il y a seulement deux travées avec voûte d’arête englobées dans le nouveau bâtiment de 1892.
Hôtel de Ville (déjà Palazzo Aymini)
Exemple de résidence bourgeoise du XIX° siècle.
HISTOIRE DES SABOTIERS DE PIOBESI
Tour municipale, Clocher, Maisons et Palais cossu du XV° siècle
En 1876 les sabotiers constituèrent une société, à laquelle adhérèrent les familles de Piobesi qui se consacraient à la fabrication des souches pour les sabots, en utilisant principalement bois de saule.
Ces arbres de bas fût en ce temps-là étaient très diffus pour composer paniers ou pour recouvrir les dames-jeannes.
Les souches étaient fabriquées sur grande échelle, puis vendues à Turin, Moncalieri, Rivoli et en autres centres plus petits dans les alentours.
Les sabotiers de Piobesi avaient atteint une particulière habileté dans ce genre de travail et les souches fabriquées en Piobesi étaient très recherchées pour la bonne qualité et le parfait travail.
Elles étaient préparées, dans la plupart, au printemps avec un sommaire travail de dégrossissage et faites sécher en plein air, en construisant les "petites tours" qui au printemps se dressaient nombreuses sur les aires. Puis en automne et en hiver, quand les travaux agricoles concédaient à nos laborieux hommes quelques mois de trêve, elles prenaient une forme mince, confortable et même esthétiquement élégante.
Un bon sabotier spécialisé, pendant un jour ouvrable, sûrement pas inférieur aux 15 heures, pouvait préparer cinquante paires environ qui lui valaient la somme de 15 ou 16 liras dans les années qui précédèrent la guerre.
Après avoir déduit les frais du matériel, le profit journalier net s’élevait peut-être autour de 6 liras et, pour ce temps là, la somme était considérable.
Dans l’immédiat après-guerre la consommation des souches diminuera graduellement pour des différentes raisons, la fabrication mécanique de ces souches, qui était moins coûteuse, envahit le marché du Piémont et fut probablement la cause qui déterminera la décadence d’une industrie artisane, qui avait apporté effective aisance économique à nombreuses familles de notre pays.
La société des Sabotiers continuera dans les années à être représentée par son drapeau, exposé en différentes occasions.
Actuellement 200 membres sympathisants sont inscrits et beaucoup d’eux descendent des anciennes familles qui fabriquent les souches. L’actuel prieur est Mario Meinardi, qui chaque année pour le 24 Janvier, réunit les membres en occasion de la Messe en l’honneur de San Francesco di Sales patron des journalistes et en Piobesi, des sabotiers. Après la Messe il y a le déjeuner, auquel tous les membres participent.
Dans les premiers mois de 2000 la Commune de Piobesi Torinese, avec la sponsorisation de la Province de Turin, a organisé le 1° COURSE POUR "SABOTIERS", 10 leçons pratiques, avec un maître sabotier, pour favoriser l'apprentissage de la pratique de fabrication des sabots et maintenir et développer la tradition des sabotiers, comme témoignage de nos réalités artisanes.
En 2002 le 2° course pour Sabotiers a été organisé pour développer ultérieurement cette ancienne activité autrefois présente dans notre territoire.
Pour informations tél.011.9657846 - fax 011.9650978